Bye-bye stress et bonjour bien-être!

Grâce à la générosité de Gravosig, j’ai le plaisir de pouvoir mettre des cœurs anti-stress à la vente. L’intégralité de la somme récoltée sera reversée à la Fondation Suisse de Cardiologie.

Les cœurs n’ont pas de prix fixe. Vous pouvez donner le montant que vous souhaitez (dès 10.-) et vous recevrez, en contrepartie, 1, 2 ou 3 cœurs, selon votre souhait.

Faites un don et, en même temps, prenez soin de vous en serrant fort ce petit cœur!

Si vous êtes intéressé, vous pouvez me contacter via le formulaire de contact ou passer par Facebook.

Merci déjà!

WP_20170720_008

 

État d’âme J-121

121 jours. Voilà ce qu’il me reste avant de fouler le bitume de Munich pour ces fameux 42.195 km.

Les mois de mai et de juin sont toujours difficiles. Souffrant d’un fort rhume des foins, il est difficile pour moi de m’entraîner convenablement. Respirer même devient pénible. Et je ne parle même pas des médicaments qui me rendent vaseuse (un petit “tips” de grand-mère Fanny: mettre de la glace sur les yeux et le nez quand “Trop, c’est trop!”, ça soulage)…

Mai et juin, c’est également la période des interclubs de tennis. Il faut donc s’entraîner un peu plus que d’habitude et jouer des matchs (presque tous les week-ends). Une charge supplémentaire pour le corps. Et pour l’esprit (tactique et suspense obligent ;-)! En plus, le tennis, c’est aussi à la télé. Roland-Garros, ça ne se loupe pas!

Mai et juin, c’est une quantité hallucinante (mais ô combien réjouissante!) de jours fériés. Par contre, ça n’aide pas toujours à avoir une hygiène de vie irréprochable: vive les grillades, apéros dans le jardin et autres festins dignes de la Rome antique…

Mai et juin, c’est la période des vacances. Entre les fjords, les icebergs, les glaciers, les chutes d’eau et les volcans d’Islande, je crains que j’aurai un peu de peine à suivre mon plan d’entraînement…

Mais, finalement, mai et juin, c’est aussi des journées de plus en plus longues qui permettent d’aller courir à 20h, 21h et plus si affinités. Du beau temps et la nature qui reprend ses droits pour être sûr de profiter de ses sorties. La piscine extérieur qui (ré)ouvre et la saison du vélo qui pointe le bout de son nez pour varier les entraînements. Un vrai bonheur au final!

PS: Désolée pour la mauvaise qualité de la photo, mais, même flou, Macolin ça déchire! 😉

Compte-rendu Tour de R’beutz

Vendredi, 19h15 environ, le coup de pistolet retentit. C’est le départ du Tour de R’beutz. Pour moi, ce ne sera “que” 6 km (un tracé de 12 km étant également au programme). Pour une fois, je cours sans mon lecteur MP3, sans musique. Un choix fait afin d’être bien concentré sur ma course et “pour essayer”.

J’espère secrètement finir dans les 10. Après avoir “schneuker” (désolée pour les non-jurassiens ) les résultats de l’année dernière, j’ai l’impression que c’est un objectif atteignable. Je vise les 33-34 minutes.

Le coup de pistolet retentit donc. Je m’élance. Je veux partir vite, mais pas trop. Je vise les 95% de fréquence cardiaque pour la première partie de course qui alterne petites montées et descentes (km 0-2). Difficile de prendre un rythme, il faut sans cesse relancer. Le souffle est court. Je relativise. J’ai souvent des débuts de course difficiles.

La deuxième partie de course se fait presque exclusivement en montée (km 2-4). Les jambes sont lourdes (note à moi-même: éviter de jouer au tennis le soir avant une course), mais je m’accroche: j’ai l’impression de pouvoir atteindre mon objectif “top 10”. Je dépasse un jeune garçon, mais je sens, depuis quelque temps déjà, 1-2 personnes derrière moi. Je les “tire” et je pense que ça les arrange bien de me dépasser seulement une cinquantaine de mètres avant la fin de la montée (ne connaissant pas le parcours, je me suis faite avoir comme une bleue, dommage et tant pis pour moi…!).

La fin de course (km 4-6) est une longue descente en sentier. Très sympa, j’adore: j’ai l’impression de jouer et non plus de courir! Je donne tout pour essayer de rattraper les deux filles qui sont devant moi. Essayé, pas pu!

Je passe finalement la ligne d’arrivée en 35’46. Un peu moins bien que ce que je pensais. Je ne le sais pas encore, mais je suis 13ème. Un peu moins bien que ce que je pensais également ). Quoi qu’il en soit, j’ai eu beaucoup de plaisir et, au final, c’est ça qui est important!

(Photo: mes plus fervents supporters 😉
 

Etat d’âme J-160

Pendant que certains restent au chaud, les autres s’entraînent…

Aujourd’hui, il fait frais, il pleuvine… Un temps parfait (à mon goût!) pour enfiler ses running et aller faire un petit tour. Il est vrai qu’après Les Courses du Mont-Terrible (15km, 500m de dénivelé), où mes jambes ont eu du mal à me porter jusqu’à la ligne d’arrivée, j’avais décidé de prendre une semaine de pause pour récupérer un peu. Le retour a été rude. Très rude.

Je pars donc pour une petite heure de jogging, pour me remettre en jambes, en forêt. Une de mes dernières sorties sentier avant de passer exclusivement – ou presque – à la route pour préparer au mieux le marathon à venir. Un de mes derniers petits plaisirs donc (non pas que je n’aime pas courir sur route ou sur piste, mais j’avoue volontiers une préférence pour la nature, la boue, les arbres…).

Les pensées divaguent rapidement. Puis, seule au monde, au milieu des sapins et des hêtres, le souffle court et les jambes raides comme des piquets, je me souviens que le marathon, c’est dans 5 mois. Brutal retour à la réalité. Après la phase euphorique, qui a immédiatement suivi la fausse bonne idée de s’inscrire à ce fichu marathon – décision prise sur un coup de tête avec une amie – je rentre à présent dans la phase de doutes. Mais comment vais-je réussir à courir 42.195km le 8 octobre, dans 16o tout petits jours? Sérieusement, pourquoi n’a-t-on pas décidé d’aller à Munich le week-end d’avant, pour l’Oktoberfest? Le barathon est certainement plus facile que le marathon…

Puis la bonne humeur, la confiance et l’envie de réussir ce défi reviennent. Les endorphines jouent leur rôle. Alors, à nouveau, j’aime courir. Je sais pourquoi je m’entraîne et je suis prête à affronter (si, si, je crois que c’est le bon terme, en tout cas, certaine semaine, ça l’est) cette nouvelle semaine d’entraînement (et avec quelques fraises, je suis encore plus prête!).