Compte-rendu Tour de R’beutz

Vendredi, 19h15 environ, le coup de pistolet retentit. C’est le départ du Tour de R’beutz. Pour moi, ce ne sera “que” 6 km (un tracé de 12 km étant également au programme). Pour une fois, je cours sans mon lecteur MP3, sans musique. Un choix fait afin d’être bien concentré sur ma course et “pour essayer”.

J’espère secrètement finir dans les 10. Après avoir “schneuker” (désolée pour les non-jurassiens ) les résultats de l’année dernière, j’ai l’impression que c’est un objectif atteignable. Je vise les 33-34 minutes.

Le coup de pistolet retentit donc. Je m’élance. Je veux partir vite, mais pas trop. Je vise les 95% de fréquence cardiaque pour la première partie de course qui alterne petites montées et descentes (km 0-2). Difficile de prendre un rythme, il faut sans cesse relancer. Le souffle est court. Je relativise. J’ai souvent des débuts de course difficiles.

La deuxième partie de course se fait presque exclusivement en montée (km 2-4). Les jambes sont lourdes (note à moi-même: éviter de jouer au tennis le soir avant une course), mais je m’accroche: j’ai l’impression de pouvoir atteindre mon objectif “top 10”. Je dépasse un jeune garçon, mais je sens, depuis quelque temps déjà, 1-2 personnes derrière moi. Je les “tire” et je pense que ça les arrange bien de me dépasser seulement une cinquantaine de mètres avant la fin de la montée (ne connaissant pas le parcours, je me suis faite avoir comme une bleue, dommage et tant pis pour moi…!).

La fin de course (km 4-6) est une longue descente en sentier. Très sympa, j’adore: j’ai l’impression de jouer et non plus de courir! Je donne tout pour essayer de rattraper les deux filles qui sont devant moi. Essayé, pas pu!

Je passe finalement la ligne d’arrivée en 35’46. Un peu moins bien que ce que je pensais. Je ne le sais pas encore, mais je suis 13ème. Un peu moins bien que ce que je pensais également ). Quoi qu’il en soit, j’ai eu beaucoup de plaisir et, au final, c’est ça qui est important!

(Photo: mes plus fervents supporters 😉
 

Etat d’âme J-160

Pendant que certains restent au chaud, les autres s’entraînent…

Aujourd’hui, il fait frais, il pleuvine… Un temps parfait (à mon goût!) pour enfiler ses running et aller faire un petit tour. Il est vrai qu’après Les Courses du Mont-Terrible (15km, 500m de dénivelé), où mes jambes ont eu du mal à me porter jusqu’à la ligne d’arrivée, j’avais décidé de prendre une semaine de pause pour récupérer un peu. Le retour a été rude. Très rude.

Je pars donc pour une petite heure de jogging, pour me remettre en jambes, en forêt. Une de mes dernières sorties sentier avant de passer exclusivement – ou presque – à la route pour préparer au mieux le marathon à venir. Un de mes derniers petits plaisirs donc (non pas que je n’aime pas courir sur route ou sur piste, mais j’avoue volontiers une préférence pour la nature, la boue, les arbres…).

Les pensées divaguent rapidement. Puis, seule au monde, au milieu des sapins et des hêtres, le souffle court et les jambes raides comme des piquets, je me souviens que le marathon, c’est dans 5 mois. Brutal retour à la réalité. Après la phase euphorique, qui a immédiatement suivi la fausse bonne idée de s’inscrire à ce fichu marathon – décision prise sur un coup de tête avec une amie – je rentre à présent dans la phase de doutes. Mais comment vais-je réussir à courir 42.195km le 8 octobre, dans 16o tout petits jours? Sérieusement, pourquoi n’a-t-on pas décidé d’aller à Munich le week-end d’avant, pour l’Oktoberfest? Le barathon est certainement plus facile que le marathon…

Puis la bonne humeur, la confiance et l’envie de réussir ce défi reviennent. Les endorphines jouent leur rôle. Alors, à nouveau, j’aime courir. Je sais pourquoi je m’entraîne et je suis prête à affronter (si, si, je crois que c’est le bon terme, en tout cas, certaine semaine, ça l’est) cette nouvelle semaine d’entraînement (et avec quelques fraises, je suis encore plus prête!).